Pride and Prejudice...

Pride and Prejudice...
Admirable Jane Austen... Admirable époque, aussi, admirables Gce, reté, Pudeur, Discrétion... Admirables figures de personnages pleins de retenue et de contenance, amoureux avec respect, heureux avec certitude, enthousiastes avec naïveté, frcheur, sarroi...

J'aime ces livres qui nous parlent d'un temps révolu, d'un pays révolu, d'un passé moins menteur et empli d'un respect pour des valeurs qui nous semblent aujourd'hui, bien malheureusement, désuètes: mariage, plaisirs, douceur, lenteur, sentiments, importance de la courtoisie et de la pudeur...

Ce livre, Orgueil et Préjugés, que j'ai relu à de nombreuses reprises, je l'adore. Bien sûr, cette écriture n'est solument pas moderne. Bien sûr, elle est même un peu barbante, mais seulement par touches. Elle est le résultat d'un travail de longue haleine d'une perfectionniste du bon mot adue par ses contemporains et moins contemporains comme Virginia Woolf.
Jane Austen... Un mystère vivant. Une ombre, une femme dont on ne sait rien, ou si peu. L'acharnement de sa soeur à vouloir censurer toute intrusion dans le privé de sa chère Jane nous assure une parfaite opacité sur la réalité du personnage. C'est à travers son écritue, ses idées qui reviennent d'un roman à l'autre, que l'on peut s'imaginer, tracer les contours imprécis de la silhouette de Mlle Jane. Une jeune femme insoumise à la révolte silencieuse contre un carcan bourgeois trop traditionnel. Une romantique éprise à la fois d'amour insensés et raisonnables.
Apprenant que devait sortir au cinéma une nouvelle version de ce livre, je l'ai relu, encore une fois, pour me souvenir de tous ces mots que j'aime tant. Et je suis allée voir le film(Avec mon amoureux, patient comme toujours lorsqu'il s'agit de mes petites lubies stupides mais inébranlables...).

Bien que l'esprit de certains personnages, voire par instants du roman lui-même soit assez bien restitué, il n'en demeure pas moins que le besoin d'amour mélodramatique à la superproduction hollywoodienne gâche le plaisir que l'on a à voir rajeuni le chef d'oeuvre de Jane Austen. Le final, Darcy s'avançant dans la brume, fantôme imprévisible allant à l'encontre de sa bien-aimée alors que le soleil se lève à peine... En gros, c'est too much!
Alors voilà... D'içi quelques jours, je devrais recevoir la version télévisée avec Colin Firth, soi-disant la meilleure qu'il existe sur le roman... Je vous donnerai mon compte rendu!!!

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ma curiosité éveillée, et ayant fini mes partiels blancs, je me suis replongée dans Jane Austen, et me voilà en train de lire Raisons et Sentiments. Ts contente de ma lecture, retrouvant cet esprit que j'admire tant, je me rend compte à peu près au milieu du livre que je peux deviner à l'avance chaque passage, chaque avancées dans l'histoire...
J
'ai jà vu le film!!! En effet, je me connecte immédiatement pour voir s'il existe bien un film du livre, ou si j'avais tout simplement déjà lu le livre (il m'arrive fréquemment de commencer un livre et de me rendre compte que je l'ai déjà lu... Ravie de retrouver quelque chose que j'aime, je le relis). Et oui, il y a un film, que j'ai vu, avec Hugh Grant même!!!

Alors voilà quelle est ma conclusion: si cette littérature a produit tant de films, c'est qu'elle est forcément intéressante... Donc, je ne suis pas un extraterrestre!!
Enalla

Pict.: Le nouveau film, Orgueil et Préjus: "Parfois la dernière personne sur Terre avec laquelle vous voudriez être se révèle être la personne sans laquelle vous ne pouvez vivre."

# Posted on Sunday, 08 January 2006 at 1:35 PM

Edited on Wednesday, 25 January 2006 at 4:28 PM

A méditer...

Mon père m'a dit ceci un jour:


" N'oublies jamais qu'il est beaucoup plus tard que tu ne le penses"


Ce soir, je médite sur ces mots, et ils me semblent trop justes pour ne pas être partagés.

Bonne nuit à tous.

Enalla

Pict.: Klimt, Le sang du poisson, évidemment.
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A méditer...

# Posted on Monday, 09 January 2006 at 2:00 PM

Ras-le-bol...

Ras-le-bol...
Un petit coup de gueule, ça va changer... Article à lire très vite et sur un ton énervé.
Ras-le-bol de tout!!!!!!!!!
Ce soir la coupe est pleine, j'ai envie de rien, et je ne sais même pas pourquoi. Aujourd'hui j'ai eu droit à un enchainement de ces petites choses pénibles qui font qu'une journée peut devenir rapidement synonyme d'enfer....

Ce matin, je comptais faire la grasse mat' jusqu'à 10h, et puis après me mettre au boulot pour faire mon exposé d'économie, qui est pour demain, 8h. A 9h, mon voisin du dessus décide subitement, comme ça, comme une envie de pisser, "Ah, tiens, et si je posais des étagères!!!!"
V
ous devinez le réveil brutal que ce fut... Cela donne à peu ps:
Moi me demandant, assise en sursaut sur mon lit, si "ça y est, les martiens envahissent la planète, j'ai même pas eu le temps de dire adieu à mes poissons rouges!" les cheveux dans tous les sens et la couette éjectée par terre sous la violence de l'impact.

E
t il continue, cet âne! Il tape à coups réguliers sur ces murs!!!! Des envies de meurtre pointent en moi... Mais ils savent pas, les gens, qu'ils sont pas seuls sur la planète??? Un petit scénario s'installe dans mon esprit.
Je vais mettre mes chaussons, monter, sonner chez cet abruti fini, et lui dire texto:
" Non mais ça va pas la tête? Vous pouvez pas faire ça à des heures décentes? Je travaille la nuit, moi, monsieur, et après le boulot que j'ai eu cette nuit, j'aurais espé pouvoir me reposer jusqu10h! C'est trop demander, ça, 10h, quand on s'est couché à 7 pour sauver des vies? Parce que moi, monsieur, je n'emmerde pas les gens en tapant sur mes murs comme un idiot à l'aube, non, moi, en tant qu'infirmière, je m'acharne toute la nuit pour sauver des gens comme VOUS, monsieur, oui, des cas sociaux comme vous qui pourrissent la vie des braves gens!!!"

Subitement, je me souviens que je ne suis pas infirmière, et que mon repos de ce matin n'était dû qu'à mon diner de conf' d'hier.

Je vous vois déjà. "C'est quoi, un diner de conf' ?"

J'explique pour les personnes sans imagination à qui il faut toujours tout expliquer.
Les autres, vous pouvez sauter trois lignes.

Le diner de conf' est une réunion se passant dans un lieu convivial et chaleureux de type restaurant ou bar pour les plus aventureux, dans le but de créer une atmosphère de camaraderie au sein des conférences relatives aux cours magistraux de sciences-po. Cette réunion, totalement informelle et non-obligatoire, donne lieu à des échanges constructifs visant à renforcer les liens d'appartenance à une même fratrie entre les membres de la conférence, peut se faire en présence du maitre de conférence, lui aussi invité à partager ses idées, afin qu'il puisse prendre la mesure de ses étudiants.

En gros,
on a bu du bon vin (pas moi, régime oblige), on a un peu sympathisé, et j'ai taquiné mon prof, conseiller diplomatique de Gilles de Robien, sur la réforme de l'éducation.

Pour revenir à un sujet plus important, mes EMMERDES, elles ne faisaient que commencer.
Après
ça, la femme de ménage et son mari étant arrivé à 9:00 pour faire... le ménage, logique, j'ai du m'habiller convenablement pour sortir de mes pénates.
Je m'explique: Ma femme de ménage ne peut apparemment pas faire le ménage sans son mari, ben oui, toute seule ça doit être trop dur de faire un appart de 78 mètres carrés, c'est pas comme si c'était son job, donc elle amène son mari avec elle, un pauvre type qui me reluque constamment lorsque je sors de ma chambre en chemise de nuit. Du coup, lorsqu'ils sont là (Très classe dans les diners parisiens... " Mon COUPLE de ménage est passé hier, et j'ai trouvé la maison dans un état lamentable... Je crois que je vais les renvoyer..." A dire sur un ton snob), je dois m'habiller avant d'atteindre la cuisine pour mon-verre-de-jus-de-fruit-du-matin-sans-lequel-je-ne-tiendrais-pas-la-journée (Ben oui, yen a, c'est le café, ben pour une fois, moi, j'ai fait sain!!!), chose que je déteste parce que rien n'est plus délicieux que de le boire au lit, ce verre de jus de fruit, avec Freud dans l'autre main (Je déconne, ce serait plutôt Muze ou un livre sur la mélancholie qui vient de sortir... Très important: ne JAMAIS lire Freud au réveil, vous étoufferiez dans l'oeuf le peu de motivation pour la journée à venir qu'il vous restait.).
Donc, voici la manip.:
Je sors du lit.
Je m'habille.
Je
sors de ma chambre.
Je dis "Hello, Edna!" d'un ton enthousiaste et avec un accent anglais parfait (je déconne, c'est le matin, non?). (Elle ne parle qu'anglais, c'est LA classe indispensable à Paris, toujours pour les immanquables diners parisiens je ne vais bien sur JAMAIS.)
Je snobe le mari qui tente de me reluquer "Ah Ah, solé mon gars, chui trop forte pour toi!".
Je vais dans ma cuisine, j'ouvre le frigo, je prends mon jus de fruit multivitami allégé (gime oblige).
Je me sers un verre.
J
e retourne dans ma chambre.
Je me déshabille.
J
e me remets au lit.

Là, la journée peut commencer.


On c
ontinue dans les emmerdes après le départ de mon couple de ménage (décidément c'est trop ridicule...), qui laissent derrière eux, cassé, le bitonio de la baignoire (le truc qui sert à prendre une douche ou un bain).
Une demi-heure montre en main pour tout réparer et pouvoir prendre une douche. Au moins la douche était méritée!!!
Et
l'autre-là, c'est un mec, non? Il sert à quoi? à rien, obviously!! Même pas foutu de laisser la maison en parfait état derrière lui!!! Ben non, c'est bibi qui répare tout. Bibi, en deuxième année à sciences-po, qui doit préparer un DS et un exposé pour demain!!

Ap
rès ça, évidemment, ma grand-mère débarque, suivie de près par mon grand-père. Elle me saoule avec le menu de midi (JE MANGE CE QUE JE VEUX! J'AI 18 ANS, ET JE SUIS AU REGIME!!!!!!!!!!!!!!!!!), avec l'état de mon pantalon (NON MAMIE JE NE FERAI PAS FAIRE D'OURLET, JE L'AIME CE PANTALON!!!), avec le menu de midi (NON MAMIE, NON, PAS DE CHOUX!!!), avec mon pantalon (NON!!!!!!!!!!!!!!!!!).
Bon, je l'aime bien quand même.


Apr
ès, on s'en va toutes les deux faire l'expo La mélancolie, et impossible mais vrai, on fait une heure de queue!!! Avec la carte sésame, un pass qui est censé nous éviter toutes les queues (leitmotiv du Grand palais, organisateur des expos)!!!
Donc, évidemment, je me retrouve à faire cette très belle expo en 1h15 au lieu des deux heures minimum qu'elle rite, et pourquoi?? Pour ne pas être en retard à mon cours.

Q
uand je sors de cours, il est 19h, et je me dis "Pourquoi ne pas changer d'itinéraire de retour?"
Mai
s...
Mais qu'est-ce qui m'a pris???!!!
J
e me retrouve à la station Montparnasse, à faire des kilomètre à pied, pour un stupide changement de métro!!! Avec une populace monstrueuse!!!
E
nfin arrivée chez moi, après avoir été poussée, cisaillée, compressée, doublée... Je me jette sur mon téléphone pour appeler mon amoureux... et là, il ne répond toujours pas!!!!
Je peux même pas me plaindre à voix haute!!! Je tape sur un clavier!!!!!
Enalla

ps: qui a fait les soldes??? Moi oui, hi hi... seule jubilation, mais dommage, c'était hier!!!
Pict.: Calvin...

# Posted on Thursday, 12 January 2006 at 2:22 PM

Edited on Thursday, 12 January 2006 at 2:33 PM

Quatre mois d'amour... (article très personnel)

Quatre mois d'amour... (article très personnel)
Aujourd'hui, le 17 janvier 2006, cela fait quatre mois que je t'aime...

J'ai passé le réveillon dans tes bras... J'espères que la légende est vraie, et que l'année se déroulera de même...
Tu m'as appris à aimer vivre... En me trouvant jolie, en me prenant dans tes bras en dormant, en me faisant rire, en étant fier de moi...
Tu m'as surpris, de difrentes manres...
T
u m'as ai, soutenu, et jamais déçu.


Je t'aime

# Posted on Tuesday, 17 January 2006 at 9:08 AM

Amour éternel

Amour éternel
On m'a reproché de ne pas assez parler d'amour, et de joie. Un ami m'a même dit un jour qu'il ne trouvait pas assez de joie, de bonheur, dans ce que j'écrivais. Ce me ami m'a deman si je savais ce que c'était que l'amour, si je l'avais déjà ressenti.


!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!L'Amour!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Tu le sais, et c'est tout. Tu le sais lorsque tu le ressens. Il n'y a pas de mots pour l'exprimer, et c'est la chose la plus angoissante pour l'homme, ne pas exprimer.
Voilà ce que j'aurai du te répondre...



On essaye... On s'en approche. Certains des musiciens que j'écoute, des artistes que j'aime, des écrivains que je lis avec admiration, on cherché le mot le plus juste. Ils se sont approchés... Comme une limite infinie, comme un absolu impossible mais irrémédiable, l'amour ne se compte pas, du moins, pas avec notre pauvre language.





A l'origine de ma réflexion, une pièce de théâtre que j'ai eu l'immense honneur de voir le 17 jenvier dernier au théâtre de la Madeleine, Love letters, avec Anouk Aimée et Philippe Noiret, deux acteurs que j'estime énormément. Une histoire de Gurney, à la mise en scéne d'une simplicité extrême: Un homme et une femme assis à une longue, très longue table, se lisent sans paraitre se voir les lettres qu'ils s'écrivent tout au long de leur vie... Jusqu'à un dénouement, ma fois, un peu couru d'avance. Lui, promu à une brillante carrière politique,ussissant ses études dans les plus brillants collèges d'Amérique, aimant son cocker et se battant pourussir malgle désavantage de sa naissance: la pauvreté. Elle, riche à souhait, un peu trop choquante dans son milieu, car un peu trop franche, artiste à la Mélancolie affirmée, dépressive amoureuse de la vie. Et leur amour qui dure toute une vie.
De
s mots, toujours des mots. Et cependant à la fin de cette pièce tant de personnes qui ne sont pas touchées! Qui disent ne pas comprendre, ne pas voir où est la "poésie"!

On s'en tape, de la poésie!

Et si c'était ça, le problème? Et si cette impossibilité d'expression de ce sentiment si pur et si dérangant, si dangereux aussi, n'était due qu'au média employé? Et si les mots ne pouvaient tout simplement pas retranscrire quelque chose qui est tout, sauf des mots... Des mots qui s'envolent sans avoir le pouvoir de nous imprégner, comme l'amour.
Et si le simple mot d'amour suffisait? Pour ceux qui le comprennent, ce mot les unit dans un cercle élitistement ouvert, puisqu'il accueillerait toute personne.... qui saurait de quoi l'on parle. Mais alors les autres, comment leur dire? Comment leur faire savoir? Comment partager avec eux cette connaissance si fondatrice, selon notre culture, pour la personne humaine?

Je ne crois pas aux mots, dans ce cas-là, pas ceux écrits en tout cas.


Je crois aux larmes qui brillent dans les yeux de celui qui aime lorsqu'il regarde l'objet de tous ses désirs.

Je crois au souffle coupé, à la perte momentae de la parole, je crois au regard, aux mouvements de la bouche.

Je crois aux mains tremblantes, au son du coeur qui bat trop vite, beaucoup trop vite.

Je crois à la démarche saccadée lors de l'attente, ou encore envolée lorsqu'on est en psence de celui que l'on aime.

Je crois aux regards échangés d'un bout à l'autre d'une pièce, d'une rue, d'un lieu quelconque, ces regards qui en disent plus que tout.

Je crois au pouvoir de la danse, à la réunion des corps autant accordés que dans l'amour.

Je crois aux attentions distinguées.

Je crois aux cris, aux pleurs, aux gémissements...

Je crois au manque de retenue de celui qui est délaissé.

Observez, espionnez, tentez de comprendre tous ces signes... Vous qui ne savez pas encore.

Alors peut-être à votre tour tendrez-vous vers cette limite infinie tant recherchée par mes amis les artistes en manque de communication des sentiments...
Enalla
Pict.: Pour la première fois, je peux mettre une photo de moi sur le net... Couple irlandais... Et si c'était ça, l'amour éternel? (Désolée pour la qualité de l'image)

# Posted on Wednesday, 25 January 2006 at 5:26 PM

Edited on Wednesday, 25 January 2006 at 6:17 PM